Étude récente

Une étude récente menée par l'Association des courtiers de la Californie a révélé que les internautes étaient effectivement des acheteurs; des acheteurs qui se renseignent bien avant de sortir du monde virtuel pour visiter des maisons. Ils visitent en moyenne 4,6 différents sites Web (sans tenir compte des sites sur les hypothèques). L'étude démontre que le temps réel alloué à la recherche d'une maison et des taux de prêts hypothécaires était de 6,3 semaines pour les internautes et de 2,2 semaines pour les acheteurs traditionnels. Ce temps alloué à la recherche est rentable pour les courtiers. Lorsqu'il s'agit de visiter les propriétés en personne, les acheteurs traditionnels visitent en moyenne 15,1 maisons comparativement à 7,9

maisons pour les utilisateurs de l'Internet. Les acheteurs via Internet sont plus jeunes (37,3 ans comparativement à 42,9 ans pour les acheteurs traditionnels) et ils achètent des maisons plus dispendieuses (coût supérieur de 20 %, selon l'étude californienne). L'Internet est un outil très pratique pour de nombreux consommateurs. Mais ils apprécient cependant l'expérience irremplaçable des agents immobiliers et pour beaucoup d'entre eux, il serait inconcevable d'effectuer l'achat le plus important de leur vie via Internet!

Les annonces dans les journaux représentent indubitablement un moyen efficace d'atteindre les consommateurs, mais l'espace est cher; les minuscules photos en noir et blanc le plus souvent ne sont pas un juste reflet des propriétés.

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Montréal est le marché immobilier le plus solide au Canada

Presse Canadienne
Montréal


Le plus solide marché immobilier commercial au Canada se retrouve à Montréal.

C'est ce qu'indique un rapport sur le marché immobilier canadien au premier semestre de 2001 rendu public cette semaine par la firme Moody's.

Dans ses études sur le secteur immobilier, l'agence de cotation assigne une note de zéro à 100, soit du plus faible au plus fort, aux villes étudiées. Pour en arriver à cette évaluation, elle considère à quel point la relation entre l'offre et la demande favorise les propriétaires dans un marché donné.

Moody's a assigné une note globale de 85 à Montréal, soit la note la plus élevée parmi les neuf plus grandes villes canadiennes, devant Vancouver et Edmonton. Ottawa a pris le huitième rang avec une note de 79, alors que Halifax s'est retrouvée en dernière position avec une note de 71.

Montréal a pris la tête grâce à une excellente performance au chapitre des immeubles à logements multiples et de bonnes notes au niveau des édifices industriels et commerciaux. La métropole québécoise a cependant obtenu une note de 69 à l'égard des édifices à bureaux, ce qui la situe sous la moyenne des neuf villes canadiennes de 76.

Dans son rapport, l'analyste Sally Gordon a expliqué que la situation s'était quelque peu détériorée pour les édifices à bureaux à Montréal au cours des derniers mois. Au début de 2001, le taux d'inoccupation était de 9,7%. Il a légèrement augmenté pour atteindre 10,5% à la fin du premier semestre.

Le taux d'inoccupation des édifices à bureaux a d'ailleurs augmenté pour l'ensemble des villes canadiennes étudiées: de 6,7%, au début de 2001, il est passé à 7,1% à la fin du premier semestre.

Moody's a tenu à souligner que l'ensemble du marché immobilier canadien était très solide, en général même plus solide que l'ensemble du marché américain, surtout dans le domaine des immeubles à logements multiples et des édifices industriels.

En fait, huit des neuf villes canadiennes étudiées ont un taux d'inoccupation de moins de deux% au niveau des immeubles à logements multiples. Halifax a un taux de 3,7%, ce qui est loin d'être désastreux.

Moody's a ainsi assigné une note parfaite de 100 à quatre villes, soit Montréal, Calgary, Regina et Winnipeg. Ottawa a obtenu une note de 99.

Édifices industriels

À l'égard des édifices industriels, Montréal a bien tiré son épingle du jeu avec une note de 89, ce qui lui donne le deuxième rang derrière Regina. Ottawa est troisième avec une note de 87.

Mme Gordon a souligné que la mise en chantier de nouveaux projets avait un peu diminué à Montréal et que la demande était plus élevée que prévu.

La métropole québécoise est également le deuxième marché le plus solide au Canada pour les édifices dans le domaine du commerce du détail, derrière Vancouver. Ottawa se situe au niveau de la moyenne canadienne.

Mme Gordon a noté que, dans les neuf villes canadiennes, la croissance de la demande d'édifices commerciaux dépassait la croissance de l'offre par un bon trois pour cent, soit une marge très confortable.

"Même si l'économie devait ralentir davantage, la probabilité d'une tension entre l'offre et la demande est peu probable", a-t-elle écrit.

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La revente de maisons bat des records

Laurier Cloutier
La Presse


La revente d'habitations continue de battre des records dans la région. Cependant, le marché commence à montrer des signes d'essoufflement.

Le nombre d'inscriptions d'unités en vente diminue, ce qui pourrait contribuer à l'augmentation des prix et provoquer un ralentissement du marché. Surtout, dans les secteurs plus huppés de l'île de Montréal (l'ouest et le centre), le nombre d'inscriptions augmente un peu et les ventes baissent légèrement. Il faudra surveiller le marché au cours des prochains mois pour vérifier si l'essoufflement se confirme et si le marché se rééquilibre entre vendeurs et acheteurs.

La revente a augmenté de 20% dans la région de Montréal au deuxième trimestre, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), grâce à 10 641 transactions. À ce rythme, le réseau SIA/MLS de la Chambre immobilière du Grand Montréal atteindrait 32 655 ventes cette année, un sommet jamais vu en 10 ans.
Tandis que les logements locatifs se font très rares, les plex (duplex, triplex) et les condos gagnent en popularité, avec des ventes en hausse de plus de 20%.

La vigueur du marché s'explique par une demande particulièrement soutenue en banlieue.

Le nombre de propriétés inscrites a amorcé une tendance à la baisse à partir de 1997. Le marché favorise aujourd'hui les vendeurs d'habitations dans toutes les catégories de produits et dans les grands secteurs de la région. C'est un renversement complet comparativement à il y a cinq ans.

L'économie croît moins rapidement, mais elle a jusqu'ici évité la récession, appréhendée au début de l'année. La région a créé 48 000 emplois depuis le début de l'année, comparativement à la perte de 40 000 emplois durant les six derniers mois de 2000. La confiance des ménages s'est rétablie depuis le début de l'année, tandis que les taux hypothécaires restent à des niveaux historiquement faibles.

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Pas d'accalmie en vue dans l'immobilier résidentiel

Stéphanie Grammond
La Presse


Le marché immobilier résidentiel ne dérougit pas... et peu d'indices laissent entrevoir une accalmie cet automne. Force est de constater que les vendeurs garderont le haut du pavé au cours des prochains mois.

Grâce à l'effervescence particulièrement forte dans les banlieues de l'extérieur de l'Île de Montréal, ainsi que dans les segments des plex et des condos, le marché de la revente est resté vigoureux au deuxième trimestre de 2001 qui englobe la période de pointe dans l'immobilier.

Le niveau de transactions sur le marché de la revente résidentielle a été de 20% supérieur à l'an dernier, dans la région de Montréal, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Pour l'ensemble de l'année 2001, la SCHL s'attendait à une croissance de 5% des transactions dans le marché de la revente, et de 3% dans les mises en chantier résidentielles. Mais du début de l'année jusqu'à la fin du mois de juillet, la progression a été beaucoup plus forte, soit 12% dans le marché de la revente et 7% pour les mises en chantier. "Nos prévisions seront peut-être dépassées", admet Jean Laferrière, analyste de marché à la SCHL.

"On avait d'abord pensé qu'il y aurait une stabilisation cet automne", dit la présidente de la Chambre immobilière du Grand Montréal, Michèle Langelier Sanche. "Mais le mois de juillet a été très bon. Août va l'être aussi. Tous les agents sont excessivement occupés", rapporte-t-elle.

La Chambre immobilière calcule qu'en juillet le nombre de ventes a augmenté de 13,7% et le volume de vente a grimpé de 20,2%, par rapport à un an plus tôt, grâce à l'activité des acheteurs de deuxième ou de troisième résidence qui acquièrent des propriétés plus luxueuses.

"L'automne sera excellent. Et toute laconjoncture est en place pour qu'on ait un beau printemps. Le nombre de propriétés à vendre décroît sans cesse. C'est le principe de l'offre et de la demande", explique Mme Langelier Sanche.

On observe, en effet, une baisse significative des inscriptions de maisons à vendre sur le réseau d'agents et courtiers SIA-MLS dans la région de Montréal. Il y a 13% de moins de maisons unifamiliales à vendre. Pour les condos, la baisse est de 22%, selon les données du deuxième trimestre de la SCHL.

"L'inventaire est très bas. Par rapport aux étés antérieurs, c'est la première fois que nous avons autant d'appels. Tout ce que j'avais à vendre est parti, alors que normalement il faut patienter jusqu'à l'automne", raconte Pierre Hudon, un agent immobilier de 27 ans d'expérience qui travaille pour Re/Max dans Ahuntsic.

La seule ombre au tableau se trouve dans les secteurs plus haut de gamme. Dans la zone 1 qui couvre l'Ouest de l'Île, le nombre de maison unifamiliales à vendre est en hausse 9% et les transactions ont été moins nombreuses (-10%) au second trimestre. Dans la zone 4 qui comprend entre autres Westmount, Mont-Royal et Outremont, les transactions restent à la hausse, mais le bassinde maisons à vendre s'est élargi de 20%.

Ce sont là des signaux qui permettent d'anticiper un essoufflement dans les secteurs les plus dispendieux de l'Île, qui pourraient très bien revenir à des conditions de marché plus "normales" dans quelques mois, prévoit la SCHL.

"Ce sont surtout les agents qui sont essoufflés! Ils roulent à fond le train depuis trois ans", lance quant à elle Mme Langelier Sanche.

Louis Cayer, directeur de la succursale de Royal LePage à Mont-Royal, estime que l'été a été tranquille, mais normal. "La chute des marchés boursiers n'a pas vraiment affecté le marché. Mais on asenti que certaines personnes avaient changé leurs plans ou étaient en attente", dit-il.

Il faudra attendre un peu plus longtemps pour constater les répercussions sur le marché immobilier de toutes les mises à pied qui ont été annoncées. "Si les fluctuations de la Bourse ont un effet sur le créneau du haut de gamme, le marché du travail a un impact sur le comportement des premiers acheteurs qui se manifestent surtout au printemps", explique Mme Langelier Sanche.

D'ici là, le marché reste clairement à l'avantage des vendeurs. "Pour les maisons unifamiliales, on dénombre sept vendeurs pour chaque acheteur, alors que l'équilibre se trouve à un ratio de 10 pour un. Au milieu des années 90, la situation était complètement inversée: on comptait une vingtaine de vendeurs pour chaque acheteur", rappelle M. Laferrière.

À cause de cette rareté de l'offre, les acheteurs doivent payer de plus en plus cher. Au mois de juillet dernier, le prix moyen d'une maison unifamiliale atteignait 140 000$, 19% de plus qu'il y a quatre ans.

La facture initiale d'une maison est plus élevée. Soit. Mais à long terme, la faiblesse des taux d'intérêt aident les acheteurs à encaisser le coup. Selon la SCHL, le taux cinq ans se situe actuellement à 7,6%, par rapport à 8,6% au printemps de l'an 2000. C'est sans compter que les économistes s'attendent à ce que la Banque du Canada réduise d'un autre quart de point son taux d'escompte dès demain.

Ainsi, une hypothèque de 100 000$ à un taux de 7,6% que l'on amortit sur 25 ans, implique des versements mensuels de 738$. Sur 25 ans, le total des versements s'élève à 221 400$. À long terme, il s'agit donc d'une économie de 19 200$, par rapport à une hypothèque à un taux de 8,6% qui commanderait des versements mensuels de 802$, pour un montant total de 240 600$ sur 25 ans.

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