Le prix des logements neufs au Canada a grimpé en août

10 octobre 2002 OTTAWA (Reuters)

- L'indice des prix des logements neufs a grimpé de 0,5% en août par rapport au mois de juillet, a annoncé jeudi Statistique Canada. Des hausses mensuelles ont été observées dans 18 des 21 centres urbains étudiés. Les prix des nouveaux logements en août étaient 4,2% plus élevés qu'au même mois l'an dernier. "La demande de logements neufs est demeurée forte, grâce à la croissance de l'emploi, à la faiblesse des taux d'intérêt et à la confiance des consommateurs. Une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée a entraîné une hausse des prix à l'échelon national", a précisé l'agence dans son bulletin mensuel.

Immobilier: août a été le meilleur mois pour la revente depuis janvier

16 septembre 2002
Presse Canadienne


- Le mois d'août a été le meilleur mois depuis janvier pour la revente dans le secteur de l'immobilier. C'est ce qu'indique l'Association canadienne de l'immeuble en précisant que 23 568 résidences ont changé de mains en août par le biais du service MLS, soit 4,4 pour cent de plus qu'en juillet. La croissance de l'emploi et la réduction des taux hypothécaires expliquent cette hausse, selon l'association. De janvier à août inclusivement, le nombre de maisons revendues a augmenté de 16,2 pour cent par rapport à la même période l'an dernier. Le prix moyen des maisons a, par ailleurs, augmenté de 7,4 pour cent en août, passant de 186 547 $ en août 2001 à 200 290 $ cette année. Cependant, les prix étaient en baisse par rapport à juillet qui affichait une moyenne de 201 372 $.

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Les enfants des baby-boomers achètent

31 janvier 2002
Le Journal des Affaires


C’est fou comme les temps changent. De 1990 à 1995, il fallait faire des pieds et des mains pour vendre sa maison. Après des mois d’attente se pointait finalement un acheteur... peut-être intéressé. La première offre frisait le ridicule, suivie d’une série de contre-offres. Pour conclure, le propriétaire devait finalement accepter que la vente soit conditionnelle à l’inspection minutieuse de la maison, à l’obtention du financement, à la prise en charge de divers frais et quoi d’autre encore. Aujourd’hui, dans certains secteurs, même les coquerons trouvent preneur. Et que dire des belles maisons bien situées ! Il n’est pas rare qu’arrivent deux offres à la fois et qu’on propose plus que le prix demandé. On a même vu des gens signer une proposition d’achat sur un triplex à Montréal qu’ils n’avaient pas visité ! Une économie mensuelle de 319 $ Que s’est-il passé ? Essentiellement, quatre raisons expliquent cette transformation du marché : la faiblesse des taux d’intérêt, la croissance économique, la fin des programmes de subventions aux premiers acheteurs et l’arrivée sur le marché des enfants des baby-boomers. Les taux d’intérêt sont très bas. En 1991, pour acheter la maison moyenne de 112 000 $ dans la région de Montréal, il fallait prévoir des mensualités de 938 $, compte tenu du taux hypothécaire de 13,2 %. Aujourd’hui, il faut verser 619 $, soit 319 $ de moins (taux de 5,75 %), même si la maison moyenne vaut 132 000 $. Autre facteur : l’économie a crû sans interruption depuis 10 ans, particulièrement depuis 1995. Forts d’un bon emploi, nombre de jeunes ont quitté le nid familial. Ces nouveaux locataires se sont ajoutés aux dizaines de milliers d’immigrants qui arrivent en terre québécoise à chaque année, faisant gonfler la demande. Pendant des années, le gouvernement du Québec a encouragé l’accession à la propriété, cherchant, d’une part, à stimuler l’économie dans les périodes creuses et, d’autre part, à ramener la proportion de propriétaires au niveau de la moyenne canadienne. Cette stratégie a donné le programme Corvée habitation, au début des années 80, ainsi que le Programme d’aide à la mise de fonds (AMI) à la fin des années 80 et Mon taux mon toit durant la récession de 1991. Aujourd’hui, les Québécois ne sont plus un peuple de locataires, mais les 56 % de propriétaires ont souffert des interventions du gouvernement pendant des années. D’abord, les jeunes locataires ont accédé plus rapidement à la propriété, laissant des milliers de logements inoccupés. Ensuite, les programmes encourageaient principalement l’acquisition d’une maison neuve, réduisant l’attrait des maisons existantes. Cette faible demande, notamment, a fait stagner, sinon reculer, les prix. La fin de l’intervention gouvernementale a assaini le marché. Un cycle haussier jusqu’en 2007 Autre phénomène, plus profond celui-là : les naissances d’après-guerre. Eh oui, la vague des baby-bomers, ces enfants nés entre 1945 et 1966, n’a pas fini de faire sentir ses effets. Cette fois, ce sont leurs enfants, nécessairement plus nombreux que la génération précédente, qui se mettent de la partie. C’est en 1957 que le Québec a connu le plus grand nombre de naissances. Trente ans plus tard, ces enfants s’achetaient une maison, ce qui a donné le plus grand nombre de mises en chantier qu’ait connu le Québec (74 179). Or, les premiers enfants de ces enfants ont eu 30 ans en 2000. Comme leurs parents, ils sont d’abord locataires, puis s’achètent une maison, pour la plupart. Le professeur de gestion urbaine et immobilière de l’Université Laval, François Des Rosiers, croit que c’est vers 2007 que cet écho du baby-boom sera le plus marquant sur l’immobilier locatif. Ensuite, on assistera à un déclin progressif sur plusieurs années. L’effet de cette cohorte sur le marché des ventes de maison est décalé d’environ cinq ans. C’est la conjonction des quatre facteurs ci-haut mentionnés qui fait de ce début des années 2000 un marché de vendeurs. Si le solde migratoire devenait négatif, que les taux d’intérêt bondissaient pour soutenir le dollar et que le ralentissement se poursuivait, le marché deviendrait moins vigoureux. Pour prévenir les coups advenant un ralentissement, les experts rappellent la règle d’or dans l’immobilier, que plusieurs oublient en cette période euphorique : il faut d’abord choisir la propriété en fonction de l’emplacement, de l’emplacement et de l’emplacement. Bonne transaction !

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